Clos cibonne historique

La Famille de Cibon, aujourd’hui fixée en Bretagne, est une branche des Cibon ou Sibon, le nom - originaire de Provence - s’écrit de deux manières jusque dans le milieu du XVIIIème siècle. Gaspar Cibon était un des trois consuls de la Ville d’Aix en 1667, suivant le livre de délibérations du Conseil de cette année. François de Cibon, conseiller du Roi, et son lieutenant général dans l’armorial manuscrit de Provence en 1698.
Jean Baptiste de Cibon, né le 19 février 1735, capitaine de vaisseaux, chevalier de St Louis et de l’ordre de Cincinnatus, prit part à la guerre de l’indépendance de l’Amérique, assista au combat de St Vincent, sur le vaisseau « La Ville de Paris » portant pavillon amiral, émigra en 1793. A cette date, il quitta Toulon avec son épouse, Marie-Jeanne Robert de Chateauvert, à bord de l’un des vaisseaux anglais qui avait fait le siège de Toulon cette année là. Il a passé les dernières années de sa vie à Gibraltar et mourut le 11 février 1796. Jean Baptiste de Cibon était l’oncle paternel de Christine de Cibon qui a épousé l’Amiral de Grasse en 1786.
Le Château Cibonne, fière gentilhommière du XVIIème siècle, acquise à la famille de Vallavielle en 1787 par Jean Baptiste de Cibon. Selon une vieille coutume provençale, La Cibonne est le nom féminisé de son ancien propriétaire.

En 1793, cette gentilhommière fut vendue en partie aux ancêtres de la famille Roux qui depuis plus de deux siècles habitent sur le domaine de la Cibonne. Marius Roux, né en 1850, hérita du domaine par sa mère. Il contribua à l’entretenir pendant de nombreuses années en cultivant des agrumes, des fleurs et déjà quelques cépages de vignes de Tibouren. Encore aujourd’hui, on retrouve dans le caveau du domaine quelques bouteilles de sa production sous le nom « Château Cibon ».

En 1930, son fils, André, reprendra le domaine et par sa persévérance donnera les fondements et la notoriété du Clos Cibonne. Rapidement dans les années 35, il arrête progressivement la culture des fleurs et des agrumes pour consacrer sa vie à la vigne. C’est à cette époque qu’il a l’audace de planter un très vieux cépage qu’il redécouvre : « Le Tibouren ».


L’authentique Tibouren du Pradet fera le tour du monde. André Roux s’est engagé très jeune à améliorer et faire progresser le travail de la vigne et du vin. Son engagement de la première heure lui permettra ainsi que quelques vignerons de l’époque, d’être récompensés en 1955 par un arrêté ministériel classant 18 domaines dont le Clos Cibonne et autorisant les vignerons à utiliser l’appellation « Cru classé ».

Ensuite, il travailla à la mise en place des appellations contrôlées qui virent le jour en 1973. il participa activement à l’association de l’ordre des Chevaliers de Méduse….


Sa seconde passion, le chant d’opéra, l’amena à croiser des personnalités du « show business » des années 50, leur passage au domaine a été immortalisé par des photos de Raimu, Gabin , Fernandel et bien d’autres, que l’on retrouve sur les murs du caveau de dégustation. Encore aujourd’hui, les clients fidèles se rappellent les grands moments passés dans la cave avec André Roux et dont la dégustation de ce nectar ambré a laissé quelques traces aux imprudents après avoir quitté la fraîcheur de la cave pour retrouver la chaleur du soleil de Provence.

A sa mort, en 1989 André Roux laisse la propriété à sa fille Jacqueline qui avec son mari, Emile Mourchou s’occupera du domaine pendant 15 ans. Pour Emile ce retour à la terre, est un nouveau challenge. A 60 ans, il mettra toute son ardeur à restructurer le domaine en rachetant des terres, replantant du Tibouren et aménageant une nouvelle cave correspondant aux besoins d’une viticulture moderne à l’entrée dans le XXIème siècle.

Pendant toutes ces années, il s’est investi pour continuer l’œuvre écrite par André Roux et transmettre le savoir faire et la tradition du Clos Cibonne à sa fille, Brigitte et à son gendre, Claude Deforges qui ont repris le domaine en 2003.
famille Mourchou clos cibonne

Jacqueline et Emile Mourchou

Jacqueline, la fille d’André Roux, a repris le domaine avec Emile son mari, à la mort de son père.

De 1989 à 2003, ils ont assuré la continuité en préservant les Cuvées de Tibouren, en remettant en état les bâtiments d’habitation et en modernisant la Cave. Un gros travail a aussi été entrepris dans les vignes, notamment la replantation de nombreuses parcelles.
Mr Roux fondateur clos cibonne au Pradet

André Roux, le grand Pére

André Roux a été l’artisan du développement du Clos Cibonne sur une grande partie du XXème siècle.

Né en 1905 au Pradet, il est décédé en 1989.

C’est à lui que nous devons notre passion pour le Tibouren qu’il nous a transmis. On peut dire que sans lui, ce vieux cépage aurait disparu. D’autre part, dans les années 1950, aux côtés de quelques vignerons il a permis la classification en Cru Classé de 18 domaines en Côtes de Provence dont le Clos Cibonne. Les enfants et petits-enfants de ses clients viennent toujours au domaine déguster les vins rosés dont la Cuvée des Vignettes et se rappellent avec nostalgie de la Cuvée Edmond Dantès de 1971.
Très vieilles bouteilles vin tibouren Clos Cibonne

Château Cibon

Il ne reste plus que quelques bouteilles du début du XXème siècle qui témoignent du passé et de la période de Marius Roux, le père d’André. A cette époque déjà, les rosés et les rouges étaient obtenus avec le cépage Tibouren.

Né en 1875, Marius Roux est décédé en 1958
VIeilles bouteilles du clos cibonne

Vieilles Bouteilles

L’histoire de cette étiquette a commencé dans les années 1930. Elle représente les vignes du Clos Cibonne, avec au premier plan le Château de la Cibonne et sa porte ancienne qui date du XVIIème siècle. Au fond de l’image, on aperçoit ce que sont aujourd’hui la cave et les bâtiments d’habitation.

Etiquette intemporelle, elle a traversé les années. Si au cours des années 1980, son design était un peu dépassé et désuet avec l’arrivée de la mode des étiquettes plus épurées, aujourd’hui elle dégage une force de terroir et de tradition représentant parfaitement la passion des 5 générations qui se sont succédées.